Association des étudiants sages-femmes de Dijon

Ventre de femme enceinte

De la PACES à la MA2

LA PACES

Blouse de stagiaire sage-femme

Ces quelques lettres que beaucoup de personnes redoutent sont le « pass » pour pouvoir accéder aux études de maïeutique. La PACES ou Première Année Commune aux Etudes de Santé rythme la vie des nouveaux bacheliers qui souhaitent devenir médecins, dentistes, kinésithérapeutes, pharmaciens ou sages-femmes. Pendant un an voire deux pour la plupart ces étudiants vont devoir apprendre les rudiments de ce qui sera, plus tard, leur futur métier. La biocellulaire, la biochimie, la biophysique ou encore les maths pour le premier semestre, puis, la SSH (Science Société et Humanité), l’anglais, la biophysique (de nouveau), l’anatomie et l’initiation à la connaissance du médicament pour le second semestre.

C’est au moment du choix de la spécialité entre le premier et le deuxième semestre que la différence se fait. Chaque étudiant va pouvoir entrer dans le vif du sujet en choisissant sa spécialité. En ce qui concerne la maïeutique les cours portent sur le placenta, les appareils génitaux, la cardiologie foetale ou encore la physiologie. La différence entre le lycée et la PACES se joue dans le fait que les étudiants en santé sont livrés à eux mêmes dans des amphis de 600 ou 800 personnes, tournés vers un écran diffusant le cours de chaque professeur en direct. Il faut s’armer d’une grande détermination et d’un travail acharné pour pouvoir à la fin de cette année (ou à la fin de ces deux années) obtenir le graal : le concours!

Le nombre de places pour chaque spécialité est limité par un « numerus clausus » ce qui augmente nécessairement la peur de l’échec. Le numerus clausus pour l’accès à l’école de Sagesfemmes
de Dijon se limite à 27 places. En 2016, 102 personnes se présentaient pour l’épreuve de spécialité maïeutique et la dernière admise était 520 au classement général. Une nouvelle aventure commence alors : l’école de sage femme ouvre ses portes à la nouvelle promotion pour leur cursus de 4 ans ponctués de stages dans différents hôpitaux bourguignons.

LE RENOUVEAU

 

Main de bébé

Début septembre, la rentrée scolaire est beaucoup plus détendue comparée aux deux dernières années de concours. Les futurs sages-femmes se retrouvent au bâtiment B2 de médecine du CHU entourés de camarades et futurs collègues : l’esprit de compétition s’en est allé. Il ne reste plus qu’à découvrir les lieux, le planning pour la semaine, les différentes matières enseignées et les sages femmes formatrices qui nous encadreront pendant leur scolarité.

 

La coutume veut que ce soit les MA3 qui accueillent les nouveaux le premier jour au sein de l’école autour d’un petit déjeuner. A cet instant les MA2 pourront choisir leur marraine qui sera là pour répondre à leurs questions au cours de l’année. Le WEI se déroule courant septembre : un bon moyen pour rencontrer les étudiantes des années supérieures et créer un vrai esprit de groupe avec notre classe.

Le stress et le travail acharné qui rythmaient les années de PACES font place à une vraie vie étudiante. Les futurs sages-femmes qui viennent de rentrer dans ce cursus vont, tout en travaillant pour parvenir à leur but ultime qui est le diplôme d’Etat, rencontrer plus que des camarades, des amis. La fierté se lit dans le regard de chaque nouvel étudiant en maïeutique, ils ont atteint leur but. Et même si cela a été compliqué, même si beaucoup ont eu envie d’abandonner, ils sont heureux de pouvoir enfin dire que leur rêve est devenu réalité. Le plus beau métier du monde leur tend les bras.

Alors vous, futurs sages-femmes qui lisez cet article, ne lâchez rien. Croyez en vos rêves car rien n’est impossible. Si nous avons réussi, pourquoi pas vous ?

Camille Juéry et Marion Brunet, étudiantes Ma2